Un atterrissage est l'observation d'un ovni posé au sol, ou en vol stationnaire tout près du sol, à faible distance du témoin. Il relève des rencontres rapprochées du 2ᵉ ou du 3ᵉ type.
Les récits d'atterrissage décrivent en général un objet de quelques mètres, souvent ovale ou discoïdal, parfois
posé sur des pieds, qui se pose ou plane au-dessus d'un champ, d'un jardin ou d'une route, puis repart, souvent
brusquement. Certains témoins disent avoir vu des occupants près de l'objet, comme Marius
Dewilde à Quarouble, Lonnie Zamora
à Socorro
ou Maurice Masse à Valensole. D'autres rapportent une paralysie,
un moteur calé ou des animaux affolés. Sur le sol restent parfois des empreintes, une zone brûlée ou desséchée, de
la végétation abîmée.
Dès la vague de , Ted Bloecher
recense des atterrissages et
décollages parmi les observations de l'été . En , le catalogue
de rencontres rapprochées de Jacques Vallée
compte 923 atterrissages .
Avec Vallée, Vicente-Juan Ballester-Olmos
étudie en
100 atterrissages en Espagne et au Portugal , avant d'y
consacrer un livre en .
Le nombre d'atterrissages rapportés pose d'abord problème. Vallée souligne qu'il est difficile d'imaginer des voyageurs de l'espace ayant besoin de se poser 5 000 fois sur une planète pour en analyser le sol et en prélever la faune et la flore. Les 923 atterrissages de son catalogue de ne contredisaient pas l'hypothèse extraterrestre. Mais en tenant compte des cas non rapportés, qu'il estime à 9 sur 10, et du reste du monde, il évalue à environ 100 000 le nombre de rencontres rapprochées, bien au-delà de ce qu'exigerait l'exploration physique d'une planète .
Les traces ne tranchent pas non plus. À Delphos, témoins multiples, trace, résidus et radioactivité n'ont pas suffi à faire un cas solide. À Voronej, la commission locale n'a trouvé aucune anomalie du sol ni de la végétation. À Trans-en-Provence, le GEPAN n'a identifié aucune confusion possible : la trace atteste d'un événement au sol, pas de sa nature.
Des méprises sont aussi proposées. À Valensole,
la presse y voit dès les jours suivants un hélicoptère des manœuvres militaires en cours. Pour l'Amarante, Eric
Maillot
et Jean-Michel Abrassart
concluent en à un ballon
en Mylar vu à travers une illusion perceptive persistante .
Reste la fiabilité des récits eux-mêmes. Pour Ballester-Olmos et Richard W. Heiden, le fait que des milliers de personnes « vivent » l'atterrissage d'un vaisseau extraterrestre, parfois jusqu'à l'enlèvement, relève d'abord de la psychologie : c'est l'état d'esprit antérieur du sujet qui produirait l'expérience .