Représentant républicain du 7ᵉ district du Missouri à la Chambre des représentants des États-Unis , Burlison est l'un des quelques parlementaires à s'être emparés du dossier des PANs. Il en est devenu le principal artisan législatif : c'est son amendement qui, le , fait franchir pour la première fois à l'UAPDA le vote de la Chambre. Cette action parlementaire ne procède toutefois d'aucune adhésion à l'hypothèse extraterrestre, qu'il tient au contraire pour le scénario le moins probable.

Parcours

Diplômé de Parkview High School de Springfield (Missouri) en , il obtient à Southwest Missouri State University une licence de philosophie en , puis un MBA en .

Il exerce d'abord comme ingénieur logiciel chez CoxHealth, où il devient analyste métier, puis chez l'éditeur de dossiers médicaux informatisés Cerner, qu'il quitte lors de son élection au Congrès. Cette formation d'analyste — et non de scientifique ou de militaire, profils habituels des élus impliqués dans le sujet — explique en partie l'angle qu'il adopte : celui de l'accès aux archives et de la traçabilité des crédits budgétaires plutôt que celui de la nature du phénomène.

Républicain, il siège à la Chambre des représentants du Missouri de , puis au Sénat de cet État (20ᵉ district) de . Élu à la Chambre des représentants fédérale en avec 70,9 % des voix, il y succède à Billy Long et est réélu en . Il siège à la commission de surveillance (Committee on Oversight and Government Reform), dont il préside la sous-commission Economic Growth, Energy Policy, and Regulatory Affairs, ainsi qu'à la Task Force on the Declassification of Federal Secrets .

Position sur les PANs

Interrogé le par le Springfield Daily Citizen, Burlison écarte explicitement l'hypothèse extraterrestre, qu'il qualifie de scénario le moins probable : les PANs relèveraient selon lui soit d'objets d'origine humaine, soit de manifestations angéliques. Son action ne vise donc pas à démontrer une présence non humaine mais à contraindre l'administration à verser ses archives au domaine public, au nom de la transparence et du contrôle parlementaire de la dépense .

Cette dissociation entre le militantisme pour la divulgation et l'adhésion aux thèses ufologiques n'a pas toujours été comprise, d'autant qu'elle s'accommode d'un rapport peu exigeant à la preuve dans d'autres domaines : il se rend ainsi en au Mexique pour examiner les momies de Nazca, corps présentés comme non humains mais reconnus de longue date comme des assemblages d'ossements humains remaniés.

Action parlementaire

Le , Burlison interroge les témoins David Grusch, David Fravor et Ryan Graves lors de l'audition du sous-comité de la Chambre consacrée aux PANs, où il se déclare d'emblée sceptique et oppose à Grusch le rasoir d'Ockham (ses questions). Le , il demande à la direction de la Chambre la création d'une commission dédiée aux PANs ; il n'obtiendra, en , qu'une task force rattachée à la commission de surveillance, dépourvue de pouvoir d'assignation et dont le mandat couvre aussi l'origine du Covid, l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy et le dossier Jeffrey Epstein — il y siège . Le , à la conférence de l'UAPDF, il demande à Eric Davis quelle est la taille des extraterrestres dont celui-ci a entendu parler, question qui fait rire Avi Loeb.

Le , il dépose l'UAP Disclosure Act comme amendement au NDAA pour l'exercice 2026, sans obtenir qu'il vienne en séance. Le , lors d'une audition sur les PANs, il diffuse une vidéo militaire inédite de montrant un missile Hellfire paraissant ricocher sur un objet brillant suivi au large du Yémen. Avi Loeb conclut dès le lendemain qu'il s'agit vraisemblablement d'un drone Samad tiré par Ansar Allah, analyse que rejoint The War Zone ; un examen ultérieur retient plutôt un ballon météorologique dont la vitesse apparente résulterait d'un effet de parallaxe .

Le , au premier Disclosure Forum tenu au Capitole, il révèle l'existence de l'enregistrement d'un exposé sur les soucoupes volantes donné par l'Air Force à des scientifiques en , attribué à Edward J. Ruppelt, et indique que le MIT Lincoln Laboratory a accepté de le rendre public. Le , il annonce que cet enregistrement — celui de l'exposé donné devant le Beacon Hill Group le — a été retrouvé et paraîtra dans une prochaine tranche de PURSUE, programme dont il avait entre temps, en , rendu public le mémorandum d'application de la levée des accords de confidentialité signé par l'ODNI, en en hébergeant le fac-similé.

Son principal acquis législatif intervient le , lorsque la Chambre adopte son amendement portant l'UAPDA au NDAA pour l'exercice 2027 — premier franchissement d'un vote de chambre pour un tel dispositif, après l'échec en conciliation de la proposition de Chuck Schumer en . Le texte verserait les archives fédérales sur les PANs aux Archives nationales et créerait un UAP Records Review Board indépendant doté d'un pouvoir d'assignation.