PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters, système
présidentiel de descellement et de signalement des rencontres avec des PANs
) est un programme gouvernemental
américain de déclassification et de publication des archives fédérales relatives aux PANs. Lancé sur ordre du président
Donald Trump, il est piloté par le Pentagone
(ministère de la Défense) dans le cadre d'un effort interagences, et confie l'analyse
technique des dossiers à l'AARO.
Objectif : retrouver, examiner, déclassifier et rendre publics, sans habilitation de sécurité, les documents non résolus sur les PANs détenus par le gouvernement fédéral. Les fichiers paraissent par tranches mensuelles sur war.gov/ufo, ouvert le et qui dépasse le milliard de visites dès ses premières semaines .
Le , le Pentagone publie plus de 160 documents, 28 vidéos et 14 images couvrant à (témoignages d'astronautes Apollo, enquêtes militaires). L'AARO conclut qu'aucun phénomène documenté n'a d'origine extraterrestre confirmée .
Le , le Pentagone publie 222 documents, première tranche issue d’autres agences (CIA, ODNI, NASA, DOE), avec une cinquantaine de vidéos et d'audios réclamés par les parlementaires : destruction par un F-16C d'un objet au-dessus du lac Huron (), formation de quatre PANs au-dessus de l'Iran, PAN syrien à l'accélération instantanée .
Le , la tranche comprend 53 documents, 10 images, 6 vidéos et 3 audios (CIA, FBI, NASA, DoD). Événement d'octobre
près d'un site sensible de l'ouest des États-Unis : cinq agents fédéraux observent des orbes,
dont une orbe mère
orange libérant de plus petites orbes rouges. Dans un rapport du ,
Jon Kosloski
(AARO) avance qu'une technologie non reconnue pourrait expliquer jusqu'à 40 %
des phénomènes du cas, sur la seule base des témoignages et sans preuve matérielle .
Le , la tranche publie des vidéos militaires inédites recueillies par l'AARO et documents historiques remontant aux années 1940, dont des images prises par les astronautes de la NASA à bord de la navette Columbia lors de la mission STS-80 (). Les objets filmés (Moyen-Orient , ouest des États-Unis , Atlantique ) restent flous et la plupart admettent des explications banales (ballons, particules de glace, artefacts de capteur), aucun ne prouvant un aéronef inconnu ou une technologie avancée. Un document du DOE détaille l'intrusion, en , d'un phénomène non identifié dans l'espace aérien de l'usine d'assemblage d'armes nucléaires Pantex, près d'Amarillo (Texas) .
Le , le président Donald Trump ordonne au ministère de la Défense et à la communauté du renseignement de lever les accords de confidentialité (non-disclosure agreements) des anciens agents fédéraux et sous-traitants détenant des informations sur les PANs, afin qu'ils puissent s'exprimer devant des représentants désignés de l'AARO ou de la PURSUE. Un responsable de l'administration précise qu'il ne s'agit pas d'une directive de déclassification : les témoignages recueillis restent soumis aux procédures de déclassification existantes, et la mesure ne vise que les incidents demeurant inexpliqués, à l'exclusion des technologies étrangères connues, des programmes américains classifiés et des phénomènes naturels .
Le , la Chambre des représentants adopte l'amendement portant l'UAPDA au NDAA pour l'exercice 2027, qui vise à consolider dans la loi le dispositif exécutif de PURSUE en lui substituant des procédures statutaires de conservation, de révision et de publication des archives .
Le , Aaron Lukas, Principal
Deputy Director of National Intelligence, signe le mémorandum d'application de cet ordre (ES 2026-00818, Preliminary Guidance for Implementation of NDA Waiver), adressé aux chefs d'agences de la communauté du renseignement. Chacune dispose de trente jours pour désigner auprès de l'ODNI un correspondant PURSUE et pour notifier à son personnel que
tout engagement de confidentialité interdisant une divulgation au Président ou à ses délégués cesse de s'appliquer.
Le texte n'autorise ni la publication d'informations classifiées ni une transmission au Congrès hors des canaux
existants. Rendu public par le représentant Eric Burlison, il est analysé le
par le cabinet DLA Piper, qui relève qu'une directive administrative dépourvue de force de loi et
limitée aux accords, serments ou engagements
demeure plus étroite que le canal statutaire de divulgation
autorisée du NDAA pour l'exercice 2023 (50 U.S.C. § 3373b), qu'elle reste
muette sur le régime applicable aux sous-traitants, et qu'elle émane de l'ODNI
alors que la loi confie au secrétaire à la Défense, agissant par l'AARO, l'établissement du mécanisme sécurisé
.
Le , la tranche comprend 41 documents, images, vidéos et audios du DoD, du FBI, de la CIA, du département d'État et de l'Exécutif
présidentiel, couvrant à . Rapport de renseignement et six vidéos sur l'incident du golfe d'Oman
(), où l'équipage d'un AC-130J des forces spéciales observe environ
25 occurrences de PANs
— des orbes froides à basse altitude, entre 400 et 2 100 km/h, manœuvrant agressivement
et paraissant réagir aux tirs du canon principal —, cas non résolu par l'AARO. Huit formulaires d'audition FD-302 du FBI, la plupart assortis de rendus d'artiste, dont celui d'un ancien pilote militaire
décrivant un triangle équilatéral silencieux d'environ 150 m d'envergure occultant les étoiles au-dessus de la base
de Bagram (Afghanistan) en
.
Le , le représentant Eric Burlison annonce que l'enregistrement sonore de l'exposé donné le à Boston par Edward J. Ruppelt, alors directeur du projet Blue Book, devant le Beacon Hill Group, a été retrouvé et paraîtra dans une prochaine tranche. La pièce livrerait la parole du responsable du projet à l'époque même de son activité, et non son témoignage rétrospectif de ; reste à savoir si elle contient le seul exposé ou aussi les plusieurs heures de discussion qui l'ont suivi .
Le , le ministère de la Défense délivre une
dérogation ciblée autorisant son personnel civil et militaire ainsi que ses sous-traitants, en activité ou
retraités, détenteurs d’informations classifiées sur les PANs, à les
communiquer directement à des représentants habilités de la PURSUE : la mesure lève les sanctions
civiles et administratives prévues par les accords de confidentialité (non-disclosure agreements)
et les accords d’accréditation à un programme d’accès spécial (SAPIA), afin de dissiper la crainte de perte d’habilitation ou de poursuite
administrative
qui dissuadait jusqu’alors certains témoins de se manifester. Elle n’autorise pour autant
aucune divulgation publique : les informations recueillies restent soumises à un examen de sécurité puis, le cas
échéant, à une procédure de déclassification. À la différence de l’ordre présidentiel du et
du mémorandum de l’ODNI du — jugé trop étroit par le
cabinet DLA Piper, faute d’émaner du secrétaire à la Défense par
l’intermédiaire de l’AARO —, cette dérogation est cette fois émise
directement par le ministère lui-même .
Le , la sixième tranche comprend 71 dossiers (67 du DoD, 4
remis par la police du Colorado) : 55 documents, 15 vidéos et 1 enregistrement
audio, couvrant à , dont 64 partiellement caviardés. Pièce maîtresse : 37 Defense
Intelligence Reference Documents du programme AAWSAP ( à ) de la DIA, synthèses théoriques sur les trous de ver traversables, la distorsion de
l’espace-temps (warp drive
), la propulsion à masse négative, l’antigravité et le camouflage optique
— le ministère précise qu’il s’agit de produits de référence et de synthèse plutôt que de recherche originale
.
Un rapport technique de 38 pages () détaille chez 3 ingénieurs en antennes des blessures —
érythèmes cutanés, perte de cheveux, signes évoquant une irradiation — consécutives à des événements aérospatiaux
anomaux
, dont l’auteur estime qu’ils suffiraient à formuler l’hypothèse que des systèmes avancés soient déjà
déployés. Parmi les vidéos : un film Kodachrome de montrant un groupe d’objets en formation
au-dessus de Tremonton (Utah, États-Unis) ; une
observation de au large d’Okinawa (Japon), accompagnée d’un mémo de
écartant l’hypothèse d’une récupération ; un extrait infrarouge de filmé en
en mer de Chine orientale par l’Indo-Pacific Command ; deux incidents au
Moyen-Orient, l’un de (objets de 1 à 2 m volant entre environ 130 et 290 km/h), l’autre de
(six sphères métalliques agiles changeant fréquemment de direction, vers 770 km/h en formation) ; 4 vidéos de
téléphone de la police du Colorado, prises en , montrant un objet silencieux aux feux
clignotants rouges, bleus et verts. La pièce sonore la plus ancienne est l’enregistrement d’une heure de l’exposé
donné par Edward J. Ruppelt
, dont la redécouverte avait été annoncée le
: il y indique qu’environ 20 % des quelque 800 signalements alors étudiés restaient
inexpliqués, émanant de témoins qu’il jugeait très fiables
. L’AARO répète qu’aucun des dossiers examinés n’apporte de preuve vérifiable
d’une technologie extraterrestre
.
Le , un préprint de six auteurs, dont Michael Shermer et Avi Loeb
, propose que les six objets de la vidéo infrarouge militaire du Moyen-Orient
(, publiée dans la sixième tranche de PURSUE) soient une
petite volée d'oiseaux plus proches de l'appareil que ne le supposait l'équipage : leur luminosité oscille à 7,1–7,9 Hz,
dans la gamme des battements d'ailes d'oiseaux, ce que n'ont pas montré des points témoins de luminosité constante
ni les défauts du capteur. La vitesse cinétique
de 480 mph (environ 770 km/h) serait celle du point du sol visé
par la ligne de visée, effet de parallaxe, non celle des objets. Les auteurs reconnaissent des limites (aucune mesure de
distance, altitude de l'appareil caviardée, échantillon de comparaison de cinq volatiles) et demandent la publication
des données occultées .
Le , le représentant Eric Burlison déclare au New York Post qu'il va examiner la possibilité que des témoins du renseignement d'une rencontre de fin près d'une base militaire de la côte ouest témoignent publiquement devant le Congrès. Le rapport d'entretien du FBI, rendu public en , décrit plusieurs orbes orange accompagnant un hélicoptère et un objet ovale orange, blanc et jaune qui se serait scindé en deux ; il n'identifie pas les objets. Aucune audition n'est annoncée ni aucun témoin confirmé, et certains témoins ont déjà rencontré des parlementaires à huis clos sans montrer toutes les images de la mission .
Le , la septième tranche comprend dix documents du FBI et du DoD (certains conservés aux Archives nationales), dont le rapport de trois agents fédéraux sur un triangle noir silencieux près d'un site sécurisé, un rapport de sur le ranch Skinwalker et des observations de à (Catalina, Suède, Arabie saoudite). Les documents n'apportent aucune conclusion sur leur nature .
La tranche contient aussi les rapports d'avancement mensuels de BAASS de
à et un bilan de 141 pages de ce contrat de la DIA. Le bilan, selon
ses résumés dans la presse, y décrit le plus grand entrepôt de données sur les PANs connu
et une modélisation par
éléments finis de la rencontre du Nimitz ()
qui estime la vitesse de l'objet entre Mach 10,7 et Mach 107,5 selon la durée de transit retenue, ainsi qu'une
modélisation de l'entrée dans l'eau d'un disque à propos du cas de Shag Harbour () et une modélisation
électromagnétique censée expliquer que certains objets vus ne soient pas détectés au radar. Il s'agit d'une
auto-évaluation du contractant, dont les modèles dépendent des hypothèses retenues, et non d'une vérification
indépendante. Le Pentagone annonce par la voix de Sean Parnell la publication de
nouveaux fichiers au fil de l'eau
.