SETA

Les programmes Search for Extra-Terrestrial Artifacts sont une forme de SETI focalisée sur la recherche d'artefacts d'IET. Ils sont parfois qualifié d'astro-archéologie.

Technosignatures microscopiques lunaires

Dans les années 1990, l'astronome ukrainien Oleksiy Arkhipov propose de rechercher, non des artefacts de grande taille, mais des particules manufacturées microscopiques qui, produites par d'éventuelles civilisations techniques et transportées par le milieu interstellaire, se seraient déposées sur des surfaces stables et inertes.

Le , une équipe menée par Lewis Pinault (institut SETI), avec Brian C. Lacki et Andrew Siemion (Breakthrough Listen) et Ian Crawford (Birkbeck, université de Londres), en donne le premier cadre quantitatif. Dépourvue d'atmosphère, d'eau courante et de géologie active, la surface de la Lune accumule depuis quatre milliards d'années les poussières du Système solaire et du milieu interstellaire, et en conserve intactes des particules souvent plus anciennes qu'elle : elle constitue à ce titre une archive de l'histoire de la Galaxie. L'étude modélise le transport interstellaire de telles particules, leur survie au voyage, leur incorporation au régolithe et leur détection par microscopie, tomographie, spectroscopie et analyse d'images assistée par intelligence artificielle.

Les auteurs estiment qu'environ un mètre cube de régolithe examiné de la sorte suffirait à poser les premières contraintes chiffrées sur la quantité de matière artificielle durable produite au cours de l'histoire galactique, et par là sur le nombre de civilisations techniques qui y ont existé. Aucune détection n'est rapportée : l'apport est de rendre l'hypothèse testable, un résultat négatif constituant lui-même une contrainte — démarche qui distingue ce programme des recherches d'artefacts antérieures, restées spéculatives faute de prédiction quantifiée. Les échantillons attendus des programmes Artemis de la NASA et Chang'e de la CNSA en fourniraient le matériau .